AU JARDIN D\'UNE PLUME

AU JARDIN D\'UNE PLUME

Tout seuls

DANS LA FOULE

Line tend les bras.

Les coupes de ses mains

Débordent de sourires

Mais elle ne trouve pas

Sur le mur lisse de la foule

Une patère pour les accrocher.

 

 

 

 

Les larmes de Léa

S'écrasent là,

Sur le pavé

Déjà mouillé

Et fondent dans la pluie,

Invisibles.

 

 

 

 

Les cris aigus de Luce

Déchirent le tissu

Monocorde des voix

Mais rien qu'elle

N'entend ses brisures.

 

 

 

 

Lou s'est levée.

Elle s'est couverte

De lumière aguicheuse

Pour se faire capturer

 Dans le regard des autres

-Car elle ne sait se voir

Que dans leur miroir-

Mais les yeux sont sans tain.

 

 

 

 

Léon grelotte, nu.

Il cherche dans les creux

La chaleur d'une haleine

Mais il prend du vide.

Comme il a froid !

 

 

 

 

Lisette porte des fleurs des champs

Juteuses de rosée

Pour en joncher la multitude.

Ses pointillés de fraîcheur sèchent sur place.

 

 

 

 

Luc a des mots et des mots

A dire

Mais ils s'écroulent sur le sol

Les pieds les écrasent

Et les miettes coulent

Avec l'eau des rigoles.

 

 

 

 

 

Laure qui rêve d'aspérités

A agripper en serrant les dents,

De lames effilées

Pour strier son désert,

Empoigne des nuages

Qui glissent entre ses doigts

Et laissent sa peau

Humide et glacée.

 

                Ils sont tous

                 tout seuls.

                                                                                                                              



07/10/2007
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