AU JARDIN D\'UNE PLUME

AU JARDIN D\'UNE PLUME

Anniversaire

Tant pis si le cheminement du temps

Sur ton front creuse des plis

Et dans tes cheveux glisse un peu d'argent

Mais ne laisse à l'infini

Pétiller dans ton cœur

Que la flamme de vingt bougies.

Refuse que les vagues des désillusions

Et l'excuse de ton âge

Lissent en galet tes jeunes aspirations

Et usent les cliquetis de tes folies.

Cueille la fraîcheur des bonheurs

Qui ensoleillent ton passage,

Fais les sécher entre deux pages

Et quand tu feuilletteras ta mémoire,

Tu les retrouveras avec enchantement.

Elles apprendront à tes sentiments

Leur secret pour ne pas vieillir sans espoir

Mais rester dans l'aurore, assoiffé de rosée.

Ecoute la lumière des conseils

Que j'ai mis dans ce poème

Pour fêter tes trente trois ans.

Quand les années auront doublé

Je voudrais tant qu'on sable le champagne

Et qu'on se dise en riant

Qu'on est encore des enfants.

 

 

Tu es né au mois de mars

Et tu en as le temps :

Encore du froid sec de l'hiver,

Quelques giboulées qui claquent,

Des pluies dégouttées qui pleurent

Mais plein d'étincelles de soleil espiègle

Et en demi teinte,

Une infinie douceur.

 

 

 Tu es né en septembre

Et tu ressembles

À son automne.

 

Tu as de la rentrée

L'enthousiasme

Pour t'élancer dans le travail.

Excitation délicieuse

Autant pour le vitrail

Que pour l'oscilloscope.

 

Tu as de la feuille morte

 Le détachement,

pour calmement

quitter l'arbre

et t'envoler

léger

au vent du rêve

 

Tu as du soleil calme

La tiédeur,

Une prévenance délicate

Qui cache les prémices de l'hiver

Et veille sur nos sourires.

 

Tu as de la forêt

Les méandres d'or

Dans tes gestes et tes paroles

Et tu en as pailleté mon cœur.

 

 

 

 

 

A mon jumeau de coeur

 

 

Nous nous sommes brûlés

En prenant à pleine main

Des soleils d'été

Mais au moins

Nous avons ignoré

Ces chemins tracés

Où l'on reste sur sa faim

A impassiblement vieillir

Et nos vives passions,

Loin de la raison

Ont éclaté de rire

.

 

Nous nous sommes fracassés

Dans des ruptures glacées

Parce que nous avons cru

A un souffle d'absolu

Mais au moins

Nous n'avons pas nagé

Dans des demi mesures.

Et nos amours extrêmes

Ont grimpé

Sur des sommets d'azur

Empruntés au rêve.

 

 

 Sur nos terres buvards,

Nous gravons

Nos sentiments scorpions

En lettres majuscules.

 

 

 



07/10/2007
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